Paris,
le 9
avril 2007
Mes chères et chers compatriotes,
La
France est à un tournant de sa vie politique.
Les
22 avril et 6 mai prochains, vous choisirez le ou la
Présidente de la République.
Vivant à
l’étranger, vous percevez mieux que quiconque
l’importance que revêt aux yeux du monde
l’élection présidentielle
française de 2007.
Ce n’est pas seulement parce que
l’image de la France est en jeu, mais parce que, vous le
savez, de son image dépend sa capacité
à agir.
Cette élection revêt une
importance toute particulière pour ceux qui, comme vous,
sont éloignés de leur pays pour des raisons
personnelles ou professionnelles.
C’est pourquoi j’ai
décidé de m’adresser à vous,
grâce aux adresses électroniques que vous avez
communiquées lors de vos démarches consulaires
récentes. Elles ont été transmises,
avec la liste des électeurs, à tous les
candidats. Je ne le ferai qu’une fois avant le premier tour,
et une fois entre les deux tours. Ensuite je demanderai à
mon équipe de campagne la destruction de cette base de
données.
Vous le savez, le rayonnement de notre pays a
été écorné par la
présence du Front National au second tour de la
présidentielle de 2002. Il a pâti de
l’échec du référendum
européen de 2005.
Pour autant je refuse
l’idéologie du déclin dont nous
abreuvent certains prophètes de mauvais aloi.
Je crois en une morale de l’action et en
la force de la volonté politique pour relancer la dynamique
économique, sociale, culturelle de notre pays, pour
répondre à l’urgence
écologique, pour redéfinir les rapports Nord-Sud,
la solidarité internationale, et le rôle de la
France en Europe et dans le monde.
Vous
êtes l’exemple de l’énergie et
du dynamisme dont sait faire preuve notre pays.
Vous avez fait un choix courageux, celui de
l’expatriation. Votre présence à
l’étranger est une chance et une richesse pour
chacun.
Contrairement
à ceux qui ne s’intéressent
qu’aux conditions de votre retour, je souhaite que la France
s’occupe de vous pendant votre séjour
outre-frontières.
Or depuis cinq ans, force est de constater que le
réseau consulaire français recule. Des consulats
ont été supprimés, de même
que de nombreux centres et instituts culturels, l’aide
sociale consulaire a diminué. Notre action culturelle et
notre audiovisuel extérieur sont affaiblis par des
dispositifs incohérents, leurs moyens ont
été rognés.
La France doit renouer avec la volonté
de faire entendre sa voix dans le concert des nations. Cette voix de la
francophonie que je souhaite porter et amplifier, pour
défendre partout dans le monde nos valeurs : la
fraternité, la démocratie et la paix.
Je m’engage donc pour renforcer le
rayonnement de la France à l’étranger
par une politique de partage, d’aide et de soutien. Comme
l’éducation est au cœur de mon projet,
c’est à l’éducation que je
pense d’abord : je veux renforcer les
établissements scolaires français à
l’étranger, notamment en augmentant le nombre de
bourses pour les enfants qui y sont scolarisés et en
diminuant de moitié d’ici à 2012 les
coûts de scolarité à la charge des
familles. Je veux aussi mettre en place une protection sociale minimale
pour tous les Français de l’étranger.
Je veux enfin qu’une nouvelle impulsion soit
donnée à notre politique culturelle à
l’extérieur, car le rayonnement de notre pays
passe par la valorisation de notre formidable création, dans
toute sa diversité, et par la promotion de notre langue.
Enfin dans le cadre de la réforme des
institutions et de l’instauration d’une 6e
République, je m’engage pour que les
Français à l’étranger soient
représentés par des députés
à l’Assemblée nationale.
Je vous invite à consulter
l’ensemble de mes propositions, disponible sur le site www.ffe-ps.org.
Nous avons connu trop d’occasions
manquées : je veux que cette élection
présidentielle soit utile à la France.
La France est forte quand elle est solidaire, elle
est belle quand elle est diverse, elle est
écoutée quand elle est respectée.
Mes chers compatriotes, la France que je vous
propose de bâtir ensemble, c’est une France plus
juste et plus forte, qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.
C’est l’objectif de mon Pacte
Présidentiel, et c’est l’engagement que
je prends aujourd’hui devant vous.
Dès
le 22 avril, ensemble, faisons gagner la France.
Vive
la République ! Vive la France ! |